07.12.2011
de Andrea

Luttes de pouvoir – une nécessité?

Probablement que chacun d‘entre nous a déjà été exposé à certaines luttes de pouvoir. Surtout lorsqu’on tombe malade, il est soudainement normal que l’on doive constamment se défendre. Je me demande si les luttes de pouvoir sont une nécessité. Est-il légitime de devoir se défendre en permanence? Un mal inutile mais certainement nécessaire. Surréaliste, voire inhumain? Si on disait à quelqu’un qu’il n’a de toute façon aucune chance dans la bataille de faire valoir ses droits… humm. Ca me met en colère, mais ça me rend plus triste encore. C’est si inutile. On doit décider soi-même si l’on considère cette lutte nécessaire ou pas. Personne ne peut en être fier, sauf celui qui ne dispose d’aucun autre argument.

On pourrait certainement s’entretenir à ce sujet pendant des heures… mais cela est de l’énergie gaspillée que je préfère garder pour les belles choses de la vie.

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18.08.2011
de Andrea

Une liste de vœux peut être allongée, raccourcie ou modifiée à volonté

Je crois que cette façon de dire n’existe pas mais ça ne fait rien. Ca me convient comme ça.
Mon chéri et moi avons discuté au sujet des voeux que chacun a dans la vie et qui sont souvent impossibles à réaliser....cependant, il y en a aussi qui pourraient certainement être exaucés mais que nous n’arrivons pas à concrétiser pour de bonnes raisons ou par crainte.
C’est justement ce genre de vœux que je désire réaliser... avec respect peut-être, mais sans peur.
D’ailleurs, j’en ai déjà réalisé un gros. Depuis 4 semaines nous avons une petite chienne de race Carlin. Elle s’appelle Emma et me bouscule beaucoup – dans le sens positif du terme. Les promenades journalières nous font du bien à toutes les deux et la spasticité dans les jambes s’est beaucoup améliorée.
Bien sûr, de temps en temps, il faut de la patience, mais ça j’en ai ;-)).

Il y a encore d’autres souhaits sur ma liste de voeux:

  • Apprendre la salsa (danse)
  • Participer à une comédie musicale
  • Retourner aux îles Sanibel
  • Pouvoir faire une exposition de photos
  • Une évolution faible de ma SEP
  • Etre heureuse pour l’éternité.

La liste semble relativement courte, mais ces choses, qu’elles soient réalisables ou pas, ne représentent pas le plus important pour moi actuellement. J’ai certainement encore d’autres voeux ou alors j’ai oublié;-), mais une liste de vœux peut être allongée, raccourcie ou modifiée à volonté.

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11.03.2011
de Andrea

« Je veux des cheveux lisses et pas bouclés »

Enfant, je n’y prêtais aucune attention ; ado, je les haïssais : mes boucles. Je les fis lisser, teindre en noir et couper jusqu’au menton. Aujourd’hui, je suis bien aise d’avoir une crinière bouclée châtain et la trouve même plutôt cool. Je l’accepte totalement ;-)

Tout le monde a le même problème : il y a toujours quelque chose que l’on aimerait changer. La plupart du temps, on peut faire en sorte que les choses changent. Avec le temps, j’ai appris à ne plus accorder autant d’importance à ces choses et à ne plus être aussi défaitiste qu’il y a 12 mois. Bien sûr, certaines choses sont tout simplement impossibles à changer. Peu importent la force de volonté ou les efforts développés. Quelquefois, on ferme les yeux, et on se dit… que tout est différent. Que ce n’était ou n’est qu’un mauvais rêve. L’illusion pourra durer quelques instants. L’espace de ces instants, je constate que j’ai encore un long chemin à parcourir et que j’ai une peur bleue de l’avenir. A tel point que j’aimerais parfois me fuir moi-même et me réfugier dans la peau d’un autre. Essayez, pour voir ! Ça fonctionne parfaitement… en théorie. Mais pour la pratique, il faudra repasser. Pour une raison ou pour une autre, ça coince… RIRES.

Il est vraisemblablement normal de se sentir désarmé face à certaines situations et de ne pas savoir comment réagir. Après tout, nous ne sommes que des êtres humains et pas des machines dénuées de sentiments.

J’essaie de surmonter ma peur parfois panique par la pensée positive et l’humour noir. Parfois, cette peur me pousse à me mentir à moi-même, mais ça ne me dérange pas. En résumé, chacun a ses propres peurs, quelles qu’elles soient. Nul besoin de souffrir d’une maladie grave, comme moi, pour les assumer… OUI. Je l’avoue ouvertement, l’avenir me fiche la trouille !

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11.03.2011
de Andrea

« Il faudrait un désir d’enfant vraiment maladif ! »

N’importe quel imbécile a le droit d’avoir des enfants, et la plupart d’entre eux ne s’en privent pas. « Imbécile » parce qu’il existe vraiment des personnes pour lesquelles on pense, en son for intérieur : « euh, tu aurais peut-être mieux fait de réfléchir avant d’avoir des enfants », par pitié pour les enfants. Donc, ne nous comptant pas parmi ces « imbéciles », j’interrogeai mon neurologue sur l’éventualité d’une maternité dans l’optique de mes médicaments. J’aurais peut-être été plus avisée de me taire. « Avec votre SEP, vous ne devriez en aucun cas interrompre le traitement. Ce serait courir un risque inconsidéré de déclencher une poussée violente dont vous ne vous rétabliriez peut-être plus aussi bien que les fois précédentes. Ou alors, il faudrait que votre désir d’enfant soit vraiment maladif. Vous pouvez toujours adopter. » VLAN ! Ma deuxième question fut alors : « Il serait donc préférable de prendre un chien ? » Réponse : « Oui. » Re-VLAN ! Bon, nous avions envisagé la question des enfants juste avant le diagnostic, mais quand même. Quand on se l’entend dire sans ambages… Quelle claque ! Ne vous méprenez pas : mon médecin est vraiment très bien. Il m’a dit, dès le début, qu’il ne me cacherait rien et qu’il me décrirait toujours la situation sans prendre de gants et sans l’embellir. C’est ce que j’attends. Cela correspond à ma nature. Mais parfois, on a plus de mal à encaisser certaines vérités. Comme celle des enfants. A l’époque, je voulais absolument avoir des enfants et ai tout mis en œuvre pour réaliser ce rêve, en vain. Maintenant, je pourrais dire : « Dieu soit loué, ça n’a pas marché. » Aujourd’hui, je suis divorcée et comblée dans ma relation avec mon chéri. Je suis aussi convaincue que nous aurons une vie heureuse et épanouie, même sans enfants. Pourtant, un sentiment de tristesse m’envahit parfois quand je pense aux enfants. Il y a des mondes entre le fait de pouvoir décider librement de ne pas avoir d’enfants et celui de se le voir interdire par quelqu’un d’autre. NON, PAS TOI ! Il m’arrive de devenir sentimentale et de maudire mon « sort ». J’aurais bien aimé connaître le visage et la destinée de MON ou de NOTRE enfant. Cette fatalité fait de moi, avant l’âge, une femme vieille et aigrie. Comme avec tous les désagréments que m’apporte la locataire de mon cerveau, la SEP, j’apprendrai à me faire une raison et à trouver la paix intérieure. Mais il est permis d’être triste de temps en temps ;-)

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