SEP et stress ne font pas bon ménage…
Et on s’en doutait ! Je parle ici du stress tel qu’on l’envisage dans ce monde d’aujourd’hui où seule la productivité compte. Si l’on reprend la définition de ce mot barbare, on apprend que le stress est en fait une réaction d'adaptation de l’organisme aux contraintes de son environnement, une défense face à une agression. Il est par nature positif (Eustress en anglais) car il nous permet de nous protéger et de réagir face à une situation difficile ou potentiellement dangereuse. Le cœur bat plus vite, la respiration s'accélère… le niveau de concentration et de réactivité est au top ! Une fois la menace écartée ou le conflit résolu, s'ensuit une phase de récupération.
Mais il arrive que la situation nous échappe et que le stress se prolonge, soit parce qu’aucune situation n’est trouvée ou typiquement en cas de maladie. Rappelons que les facteurs de stress peuvent être externes : changements de vie (deuil, déménagement, naissance des enfants, divorce…), embêtements divers et variés ; ils peuvent aussi être internes : joie ou chagrin intenses, douleur physique, infection, maladie au long cours comme la SEP… Dans les faits, on ne trouve pas de solution et on tombe dans le stress négatif (Disstress). De là à parler de stress chronique, il n’y a qu’un pas ! Voilà ! J’y suis : ce stress chronique peut affaiblir le système immunitaire et mener à la maladie, on s’en doute (c’est le serpent qui se mord la queue). No comment !
Heureusement, le mauvais stress n’est pas une fatalité. Il existe une multitude de techniques de gestion du stress. A ce propos, je vous encourage à lire ou relire la section « Equilibre – Détente » du site Lunea : http://www.lunea.ch/fr/balance/entspannung/.
Personnellement, j’ai mes petits trucs. J’ai envie de les partager avec vous, d’autant que ces techniques sont très faciles à intégrer dans la vie quotidienne. J’essaie, dans la mesure du possible, de rester dans une attitude mentale positive en tentant de transformer mes NON en OUI. Certes, ce n’est pas toujours facile ! Mais j’essaye d'éviter les mots négatifs (« mauvais », « impossible », « je ne peux pas » ...). Par exemple, je transforme les « Je ne peux pas faire face à cette situation» en «je vais faire de mon mieux »: c’est psychologique, mais le monde a l’air plus rose ;-).
S’accorder des moments à soi pour faire des choses agréables est un autre moyen facile de lutter contre le stress. Essayez de vous accorder le temps de faire au moins une chose que vous aimez chaque jour (lire, écouter de la musique, téléphoner à vos amis…). Vous pourriez être surpris de constater à quel point vous vous sentez mieux, plus détendu, en fin de journée.
Je vous encourage aussi à utiliser les techniques de relaxation comme la méditation, le tai-chi, la sophrologie, le training autogène, le yoga… Ces réducteurs de stress naturels sont sans danger ou effets secondaires, pour autant que vous les pratiquiez avec un thérapeute diplômé et compétent.
Depuis 20 ans, je pratique la sophrologie assez régulièrement. Cette technique m'aide à gérer plus sereinement mon état de santé, à rester calme face à des situations difficiles. Elle réduit de manière significative mes angoisses et mes tensions. Cette méthode, basée sur l’autohypnose, a été créée par un médecin colombien, A. Caycedo, dans les années 60 : elle consiste en des exercices physiques et surtout mentaux qui peuvent être faits partout et n’importe quand. Elle est spécialement conçue pour renforcer la positivité, ramener l’individu dans l’instant présent (Carpe Diem !) et pour réduire le stress. Quel beau programme ;-)! Et, croyez-moi ou non ... ça marche! Un moment de paradis, mais sans alcool ni drogue! Bien entendu, comme toute autre technique de relaxation, la sophrologie nécessite de la pratique: beaucoup de gens participent à des cours individuels ou de groupe pour apprendre et pratiquer leurs compétences.
Pour plus d’informations : http://www.sophro.ch/
Je vous souhaite une belle journée faite de joies et de détente.
Nathalie




20.06.2011