Carnet de voyage – Nouvelle-Zélande – Thaïlande – Dubaï; Compte rendu de notre voyage de 8 semaines
C’est pleins d’attentes et animés d’une vive excitation que mon ami et moi entamâmes un voyage prévu de longue date. En revanche, nous n’avions aucune anxiété et étions persuadés que tout se déroulerait bien. Faire les valises ne figure pas parmi mes hobbies, et autant le dire tout de suite, j’ai emmené trop d’affaires. Nos bagages pesaient environ 22 kg. Une valise plus légère aurait amplement suffi, et j’aurais eu moins de poids à transporter.
Bien entendu, les médicaments voyagèrent dans mon bagage à main. Je n’eus aucun problème dans les différents aéroports. Trois mois environ avant le départ, j’étais passée à l’injecteur électronique. Ce changement me permettait de n’emporter qu’une ampoule pour une semaine au lieu des trois seringues toutes prêtes et ainsi de gagner un peu de place.
Le vol pour la Nouvelle-Zélande dura près de 24 heures. C’est un long vol, mais tout à fait supportable. Hormis les effets du décalage horaire, je ne ressentis aucun désagrément.
Nous passâmes trois magnifiques semaines à Auckland. Nous allions à l’école, habitions en appartement et avons vite pris le rythme de l’endroit. Nous faisions souvent du jogging, goûtâmes à une cuisine très variée et allâmes de découverte en surprise. Un soir tard, nous avons même couru un semi-marathon après avoir présumé de nos forces pendant le souper. D’habitude, je veille à ne pas passer d’un extrême à l’autre, mais mon ami me pousse souvent à le faire. ☺ Mais tout s’est bien passé.
Au bout de ces trois semaines, peu à peu lassés par la vie urbaine, nous eûmes envie de nature. Nous prîmes donc possession de notre camping-car et quittâmes la capitale. Mon ami était chargé de la conduite (attention : conduite à gauche), tandis que je l’assistais en tant que copilote. Mon incapacité à lire une carte se manifesta tout de suite, et nous eûmes beaucoup de difficultés à sortir de la ville. ☺
Nous ne pûmes rester que 11 jours de plus sur l’île du nord, car nous avions réservé le ferry à l’avance. Nous visitâmes de magnifiques lieux comme Russel, Rotorua, Taupo ou Hahai Beach, et la nostalgie me prend à l’évocation de ces noms.
Dans notre camping-car, nous dûmes utiliser l’espace à bon escient, adapter nos habitudes et mettre de l’ordre dans nos affaires. Cette promiscuité parfois un peu compliquée ne nous a pas dérangés. Il fallut simplement prendre du temps pour ces impératifs. On the road, confortablement installés, nous suivîmes un itinéraire ponctué de découvertes inoubliables.
Après quatre semaines en camping-car, nous pûmes encore profiter d’une semaine de vacances balnéaires en Thaïlande. Nous avions hâte de passer ces quelques jours au bord de la mer, mais le voyage pour y parvenir fut très épuisant. En résumé: 14 heures de vol de Christchurch à Bangkok ; arrivée en pleine nuit ; 8 heures d’attente à l’aéroport, les yeux rivés sur les bagages ; puis une heure et demie de vol jusqu’à Krabi. A Krabi, continuation en bus, puis en bateau et enfin en taxi jusqu’à Koh Lanta. A lui seul, le trajet en bateau dura deux heures. Nous arrivâmes enfin, fatigués mais heureux, dans un magnifique hôtel, contents de pouvoir rester sept jours au même endroit. Bien sûr, nous ne restâmes pas inactifs. Je fis mes premières tentatives de crawl, et nous passâmes nos journées entre visites du petit village voisin, baignades, jogging, jeux et délicieuse cuisine. Il fait très chaud sur Koh Lanta, mais j’ai très bien supporté la chaleur et me suis même étonnée de ne pas en avoir souffert pendant nos joggings. D’habitude, je n’aime pas courir par temps chaud. En Nouvelle-Zélande, le beau temps était aussi au rendez-vous. Sous le soleil, nos nez devenaient certes très vite rouges, mais les températures étaient agréables, avec parfois beaucoup de vent.
Nous fîmes une dernière brève escale à Dubaï et partîmes à la découverte de la ville à pied et en métro principalement. Le chauffeur de taxi qui nous avait conduits de l’aéroport à l’hôtel nous avait arnaqués. Nous voulions donc éviter les taxis, ce qui nous fut presque fatal, car nous étions allés si loin que nos appareils locomoteurs étaient à bout de forces. Comme nous avions un vol de nuit et que j’aurais dû me faire une piqûre, je décidai de faire l’impasse sur cette dose. Le lendemain, j’étais très fatiguée et contente d’avoir, pour une fois, sauté la prise de médicaments. Ce qui n’est bien sûr pas une très bonne idée, puisque la fois d’après, les effets secondaires se renforcent à nouveau. Mon corps réagit quand il ne reçoit pas le médicament à intervalles réguliers, les lundis, mercredis et vendredis en l’occurrence. J’ai alors des maux de tête ou de brefs épisodes d’insensibilité cutanée. Il est très impressionnant de constater à quel point l’organisme est dépendant du médicament.
Nous fîmes une dernière brève escale à Dubaï et partîmes à la découverte de la ville à pied et en métro principalement. Le chauffeur de taxi qui nous avait conduits de l’aéroport à l’hôtel nous avait arnaqués. Nous voulions donc éviter les taxis, ce qui nous fut presque fatal, car nous étions allés si loin que nos appareils locomoteurs étaient à bout de forces.
Ma conclusion : ce voyage m’a mis du baume au cœur. En Thaïlande, lorsque je savourais au bar notre dernier jus de fruits frais, les yeux perdus sur la mer, je fus submergée par toutes sortes d’impressions et me sentis comme omnisciente. Je trouve que tout le monde devrait mettre un peu d’argent de côté pour des voyages. Même si notre périple s’avéra éprouvant, il m’a fait énormément de bien. Il est réconfortant et rassurant de rencontrer, partout dans le monde, des personnes aussi sympathiques, serviables et accueillantes. Loin de chez nous, nous avons appris à apprécier la vie que nous avons en Suisse et réalisé à quel point nous pouvons nous estimer heureux. Je dois encore ajouter que mon ami est le meilleur compagnon de voyage que je puisse imaginer. Nous avons profité de nos vacances sans nous chamailler. Sans compter que vers la fin du séjour, j’avais développé des compétences hors pair dans la lecture des cartes. ☺




04.03.2011